Enlacés, sur la racine d'un hymen à la rêche déraison. Nous parcourrons les strates montagneuses du calice. Dieux de paix où l'amour est un ruisseau constellé d'étoiles. Le germe de l'espoir, les
eaux dorment tranquilles sur les discordes alevines. L'ange et l'oraison d'un arbre s'entrelaçant. Dans le sol, les branches dessinent Echo. Le chemin devient clair et l'esquisse d'une bataille sur
le terreau fertile des feuilles de l'hiver. Un oiseau prend son envol et les strates se ramifient dans un ciel gris bourgeonnant.
La pierre embrasse la terre promise au loin. Verte chimère d'un destin sans faille. L'amour est enfant de bohème. Les voix arpentent l'arche d'un continent retrouvé.
Entière et complète, le secret s'échaffaude des plans. Les voleurs cherchent le fruit et le feu sacré demeure. La nature est entière. Propre à elle même. Une flamme dans le corps d'un arbre
séculaire.
Si l'attente est un bienfait floral, les saisons passent et les fleurs reviennent perpétuellement. Je suis une fleur sauvage. Une pâquerette. Simple et printanière. Éphémère. Une saison : l'été.
Une fleur de cerisier peut être. Ou une cerise verte. Les fleurs sont des pièges. Une fleur carnivore, un papillon pain tartine beurrée...ou encore une libellule effleurant l'eau de ses ailes
graciles. Je viens d'une terre profonde. Les racines dans la source d'un nectar divin. Les dimensions sont multiples et les corps, la matière. Je viens de nulle part et d'ailleurs. Ouverte et
offerte au vent qui malmène. Attendre. Condition étrange d'une forêt d'émeraude.
Ecartelée et sans voix, les manipulations diverses exercent l'agonie sur l'hymen ravagé d'un jardin en friche. On ne badine pas avec l'amour et les enfants s'aiment vivant. La douleur du rejet. La
louve est là, printanière, et les souffrances s'estompent laissant le vide de votre absence.
Les sorcières n'existent pas. C'est une vision de l'esprit. Toutes les femmes ont le pouvoir d'aimer la déesse en elles. Elles sont des déesses et leurs ailes sont puissantes. Il est temps de
rendre au monde cette sagesse que l'homme babylonien avec la complicité de sa femme usent de leur ignominie. La femme n'est pas un objet ou une poupée. Elles sont les mères gardiennes de vos
trésors. Elles portent en elle le germe de l'espoir et de la guérison. Chérissons nos filles et nos garçons comme nous même. Offrons la sagesse à la nature notre mère, notre vraie déesse. Quand on
voit le pouvoir du patriarcat et son entêtement à nous asservir Femmes ou Hommes du monde entier, marchons la tête haute et fière de nos richesses. Ne fabriquons plus de la chair à canon. Aimons
nous avec tout le sens que ce mot comporte.